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C'est ma vie!

Nos grands-parents paternels
La photo est un peu râtée question qualité, mais ce sont bien tous les cousins cousines de ce moment-là.s

Mes racines.

Du côté paternel, nous n'avons connu que notre grand-mère, Maria Legein, ° vendredi 13 août 1875 Beselare +  mercredi 19 mai 1965. En fait nous ne l'avons donc pas connue très longtemps, mais moi je m'en souviens bien. On ne la voyait pas beaucoup. Elle habitait en alternance chez ses enfants. Jamais chez nous, mais chez mon parrain, ou chez notre oncle Albert, l'aîné de ses fils, chez qui elle est décédée d'ailleurs. Tout le monde l'appellait "Marraine". Elle avait eu quatre fils et une fille entre 1906 et 1921.

Albert donc ° Comines-Ten-Brielen (B) lundi 4 juin 1906 + Wervik 22 janvier 1996, puis Gerard (qui était mon parrain) ° Wervik 30 janvier 1908 + Menen 8 septembre 1992, Michel ° Wervik mardi 28 septembre 1909 + Kortrijk vendredi 28 février 1986, Emile - notre père - ° Wervik 3 novembre 1912 + Comines (B) 7 juin 1997 et une fille, Simone née à Wervik le 21 janvier 1921. Elle réside aujourd'hui dans une résidence pour personnes âgées à Wervik.

Le mari de notre grand-mère, Emile, Cyrille Desreumaux, appelé "Parrain", est décédé en 1948, de ce qu'on appelait alors "le feu". Notre père ne parlait pas de ces choses, donc nous n'en savons que peu.  J'ai bien quelques photos, sans plus. Notre grand-père paternel était né le mercredi 7 février 1872 à Comines-Ten-Brielen et décédé à Wervik le lundi 5 juillet 1948.   

 En cette année 2012 il y aura 100 ans que naissait notre père à Wervik le 3 novembre 1912. Il est décédé à la maison, le 7 juin 1997 à Comines (B).

Les Parents de notre père ont habité à Wervik, là où plus tard, mon parrain s'est établi.

Voici nos grand-parents avec leurs fils. notre tante Simone n'était pas encore née. De gauche à droite il y a mon parrain (oncle Gérard), "Marraine" (notre grand-mère) qui tient son cadet, notre père, oncle Albert, oncle Michel et "Parrain", notre grand-père.

De gauche à droite: Oncle Gerard (mon parrain), Notre père et sa maman, Oncle Albert, oncle Michel et grand-père. Avec grand-mère, ses (beaux-) enfants et petits-enfants
Notre grand-mère maternelle.

Du côté maternel, nous n'avons connu aucun grand-parent. D'ailleurs, notre mère n'a pas eu ses parents bien longtemps non plus. Son père, Valentin Naert, est décédé le 20 november 1938 à Lauwe (ils y habitaient) d'une pneumonie à l'âge de 49 ans et 3 mois seulement (° Wakken 12 août 1889). Maman n'avait alors que 10 ans. Lorsque sa mère, Magdalena Ferlin, est décédée le 11 mars 1948, dans un hôpital de Kortrijk (Courtrai) d'une embolie, notre maman avait presque 19 ans. Elle les a eus 2 jours plus tard, le 13 mars donc. Notre grand-mère était née le 15 février 1900 à Lauwe. Maman était née le 13 mars 1929 à Lauwe et est décédée en l'hôpital d'Ieper (Ypres) le 24 novembre 2004. Elle avait vécu sa jeunesse à Lauwe avec ses parents et son frère Ernest (° Lauwe 13 mai 1924 + Oostende 2 février 2001) et sa soeur Nelly (° Lauwe 1 juin 1931). Celle-ci vit encore toujours dans sa maison à Halluin, en France, avec sa fille Jocelyne.

Nous n'avons malheureusement pas de photos de nos grands-parents maternels, autre que celle de l'image en souvenir de grand-mère à son décès et celle qui figure ici..

Maman, "Nonke Nestje" (Ernest) & Tatie Nelly. Maman, son frère Ernest & sa soeur Nelly.


 This is my life!

 

Je suis née le 5 janvier 1955 à Wervik. Je suis la troisième enfant d'une fratrie qui en compterait finalement sept. Quatre filles et trois garçons.

Ces 7 enfants donneront à nos parents 14 petits-enfants. Les quatre derniers sont nés après leur mort.

Notre frère cadet, Bertrand, a encore eu une fille aussi, Camelia, née de sa relation avec Marie le 28 juillet 2011. Cette naissance tardive, nos parents n'ont pu la partager non plus.

Entretemps, il y a encore eu deux naissances d'arrières-petits-enfants. Une le 26 décembre 2011 (Célestine) et un le 16 mai 2012 (Aurélien). Nous en sommes donc à 14 petits-enfants et 8 arrières-petits-enfants.

Et notre soeur cadette, Emmanuëlla, dite Manu, est décédée le 20 décembre 2011 à 51 ans seulement.

26 septembre 2012

15 Juillet 2012 barbecue chez Lisiane. La famille de Jean-Luc étant aux Etats-Unis, ils n'y sont pas, mais sinon, nous sommes à peu près tous là.

 

Toute la famille, sauf celle de Jean-Luc, qui est trop loin.

Revenons en arrière.



Mes années d'enfance, je les ai passées à Comines Belgique et nous avons tous suivi un enseignement en français et avons étés élevés dans cette belle langue à la maison, bien qu'à l'origine nos parents étaient Flamands.

Mes parents ont déménagé de Wervik à Comines lorsque j'avais à peu près 1 an, donc je ne m'en souviens pas. Mes premiers souvenirs se situent dans la grande maison que nous habitions dans le quartier appelé 'Godshuis' (la maison de Dieu). Ce n'était pas un quartier social, simplement un quartier de la ville nommé ainsi. C'était dans la grande rue qui relie toujours Wervik à Comines. Chaussée de Wervik 193.

Plus tard, nous avons déménagé un peu plus loin dans la même rue, au numéro 119, parce que la maison que nous louions étant mise en vente et mes parents n'ayant pas les moyens de l'acheter, il fallait la quitter. La 'nouvelle' maison était beaucoup plus petite que la précédente, mais nous y sommes restés jusqu'au décès de nos parents. Cette maison était la propriété d'une 'vieille fille' radine de Wervik. A sa mort, dans les années 1970, la maison fut mise en vente et cette fois, mes parents ont pu l'acheter, du fait que quelques-uns d'entre nous travaillaient déjà et donc rapportaient leur salaire. Ils avaient fait un emprunt par la Ligue de Familles Nombreuses. Ma soeur aînée, Lisiane, était déjà mariée, je crois.   

De gauche à droite: Jean-Luc, Lisiane, Ingrid, Edith & Guido;
De gauche à droite: Ingrid, Edith à l'avant plan et Lisiane derrière, Manu devant maman, Jean-Luc et Guido.

Notre père était un grand amateur de photographie. Dans sa vie avant maman il avait déjà fait énormément de photos et les développait lui-même. J'ai des vieux négatifs et photos de mon père. J'en ai même en verre!

Les négatifs, hein, pas les photos. MDR!

Nous avions l'habitude de faire régulièrement des photos à certains endroits. Dans le jardin, devant la voiture, avec les vélos, le long de la Lys, à Palingbeek, à la mer (De Haan, Le Coq en français, où habitait le frère de maman), ... Un des endroits dont je me souviens le plus à part la mer et les dunes, c'est à la "Porte de Menin" (De Menen Poort in Ieper), je pense, dans un parc où nous promenions. Nous y avons des photos avec plus ou moins d'enfants, selon le nombre que nous étions au moment des photos.

 

Edith, Guido, Jean-Luc, Ingrid & Lisiane devant la traction accidentée. Dans les dunes le long de la grand route: Guido, Jean-Luc (devant), Edith, Ingrid & Maman (derrière) Manu & Lisiane (au milieu à droite) Dans le jardin des voisins. De gauche à droite: Guido, Edith, Lisiane, Manu, Ingrid & Jean-Luc. Jean-Luc, Emmanuëlla (Manu), Lisiane, Ingrid, Edith & Guido.

Au Coq-sur-Mer (De Haan-aan-Zee

La gare des tram au Coq-sur-mer (De Haan-aan-Zee)
la friture Erly de nos jours.

Nous y allions à la mer en été, en visiste chez notre oncle. Nous aimions cela, parce que 'Nonke Nestje' (oncle Ernest) et tante Lydie avaient une friture près de la gare du tramway. D'ailleurs, leur deuxième fille, Josiane, possède encore la friture. Elle s'appelle encore "Erly", la contraction d'Ernest et Lydie. Ce que nous trouvions si extra, c'était que nous recevions des frites aux piccalily. C'était festif pour nous! Je me souviens aussi des fois où nous mangions le soir chez eux et que ma tante et mes cousines nous beurraient des tartines en masse pour tous.

Sinon, nous allions dans les dunes, le long de la grande route. Dans ce temps-là, c'était encore possible! Parfois même nous y étions avec la tente. 

Encore quelques photos

Quelques photos via Google view:Map, dont une de notre école, l'Institut Notre Dame. C'était l'école des filles. Aujourd'hui bien sûr, c'est mixte. De même pour le Collège Saint-Henri, où les garçons sont allés à partir des primaires.

Lisiane, Jean-Luc et Ingrid Sur le chemin de allage à la Lys: lisiane, Guido, Edith dans la poussette & maman derrière, Ingrid, Jean-Luc et papa Dans le parc à Menin (Menen) Ca doit être en 1962 (?) Devant: Guiod, Edith, Maman et Manu. Derrière: Ingrid, Jean-Luc & Lisiane. Le même jour que la photo précédente. En bas: Manu, Lisiane, maman & Guido. En haut: Jean-Luc, Edith & Ingrid. Les 7 enfants dans les dunes, donc on doit être en 1965. De gauche à droite: Guido, Jean-Luc, Bertrand, Ingrid, Edith, Lisiane et Manu. Grand-mère avec Lisiane le jour de sa Communion Sollennelle, à la porte de chez oncle Albert. 1963 Les 7 enfants dans la petite rue le long de la maison. De gauche à droite: Manu et Bertrand, Guido, Edith, Ingrid,Jean-Luc & Lisiane.

J'ai commencé à travailler à 14 ans.

Dans notre famille, les filles devaient aller travailler à 14 ans. Les garçons ont pu étudier plus longtemps. La cadette des filles est allée finalement dans une école spécialisée. Elle avait un léger handicap mental. Il n'y a eu que mon frère aîné, Jean-Luc, qui a vraiment pu faire de grandes études. A l'université, il était sinon le premier, un des premiers fils d'ouvrier à étudier à ce niveau. Il a étudié à Louvain-La Neuve et est ingénieur civil en mécanique. Entretemps, après une période en Grande-Bretagne, il vit aux Etats-Unis. Il y a épousé une Colombienne et a deux fils. Avant ça il était au Texas, à Houston. Maintenant il est en Caroline du Sud (North Carolina) à Charlotte, capitale de cet état. 

En avril 1969 je suis entrée au service d'un grossiste en boucherie charcuterie, à Izegem, dans la Princessenstraat (joli nom, hien!). J'y restait du lundi matin au samedi après-midi. Je devais y travailler du matin tôt au soir tard. Je travaillais aussi bien dans la maison, la boucherie que dans l'atelier. 
Je ne sais plus quand exactement j'ai quitté cette place, mais je ne pense pas y avoir passé un an. Toujours est il qu'ensuite j'ai atterri dans un famille à Courtrai (Kortrijk). C'étaient les propriétaires d'une usine de textile/tapis - située à côté de leur maison d'ailleurs. Ils avaient deux fils. Là aussi, je restait toute la semaine et ne rentrais que pour un court weekend. 

Mon arrivée à Brugge (Bruges).

La gare de Bruges.
Langer rei, 1, Bruges

Le lundi 16 février 1969 je suis arrivée en train à Bruges, vers les 10 heures. Ma nouvelles patronne, Madame Irène de Halleux, m'attendait avec ses deux caniches, Sancho et Martinez. J'avais 16 ans et c'était mon troisième poste. La troisième fois fut la bonne. Je ne suis plus repartie de Bruges. Madame Irène était francophone, donc je ne parlais pas directement flamand à Bruges. Seulement dans les magasins, e.a., l'épicerie du coin, dans la rue appelée Genthof, chez Achille Van Maele, chez le boucher Paul et au pressing de Monique, qui devint ma meilleure amie et fut mon témoin de mariage. Je l'appelait "Moniekske". Plus tard, elle a changé de magasin dans la même maison. Elle était passée du pressing au fromage. Il y avait aussi un autre magasin de fromage plus loin dans cette rue (encore une Monique) et le magasin où nous achetions le mélange spécial de café. Le café y était torréfié et on sentait jusque chez Madame Irène les jours où ça se faisait. Ce magasin était sur la place nommée Woensdagmarkt. Plus loin, dans la Academiestraat il y avait la boulangerie Fockedey.

Je serais aussi la dernière employée de maison de Madame Irène, comme je l'appellais. J'y suis restée, même mariée. Sauf que, alors, je ne travaillais plus que le matin jusqu'à 13 heures. Un jour elle s'est achetée un terrain à Aups, dans le Var, en France et y a fait construire une maison. Freddy et moi sommes allés passer plusieurs fois de belles vacances là-bas. Je m'occupais de ses affaires à Bruges; jusqu'à ce qu'elle vende l'appartement qu'elle avait sur la place appellée Jan van Eyckplein. Elle l'avait acheté quand elle avait fait construire dans le Sud après avoir vendu sa (grande) maison située Lange Rei, pour avoir un pied-à-terre à Bruges.

Mon mariage!

Le samedi 24 juin 1977, à 15 heures, je devenais madame Freddy Vanfleteren pour l'Etat Civil, en la mairie de Bruges (Brugge) et durant la messe de 16 heures, en l'église de Sint-Anna, pour l'Eglise catholique.

L'hôtel de ville de Bruges (photo du Net) Intérieur de l'église (Photo du Net) L'église Sint-Anna. (Photo du Net)

TKO & mes études.

 En 1981, je lisais un article dans le journal hebdomadaire "Het Brugsch Handelsblad" sur le démarrage de: 'Tweede Kans Onderwijs' (TKO) à Brugge. C'est "l'enseignement de la seconde chance". Bien que pour moi, c'était la première, puisque je n'avais pu étudier avant. Je me suis isncrite et ai commencé les cours par correspondance en mai 1981 (en néerlandais!) en préparation des examens devant le Jury Central pour les études secondaires inférieures. J'ai passé ces examens à Bruges, parce qu'à ce niveau ça se faisait par province, en juin 1982.

Ensuite, j'ai suivi les cours au TKO-Brugge (Tweede Kans Onderwijs Brugge). L'enseignement de la seconde chance donc à Bruges. Les cours étaient donnés par demi journées. D'abord dans un château à côté de l'église Sint-Walburga. Plus tard, nous avons "déménagé" dans les bâtiments dans la Rijselstraat. Aujourd'hui, cette école s'appelle HOWEST. Elle a changé plusieurs fois de nom. Le TKO reste une section de cette école. Heureusement pour les étudiants actuels, ils peuvent passer les examens sur place. Nous, les pionniers, devions nous déplacer à Bruxelles pour passer les examens devant la commission du Jury Central. Et ce, après trois ans de formation.

Entretemps, nous étions en juin 1984 et en octobre de cette année, j'ai commencé la philologie romane à l'université de Gand (Gent). Mais après un an et des échecs aux examens, j'ai décidé de me replier sur le régendat et c'est ainsi que j'ai finalement passé trois ans sur les chaises du Régendat Sint-Andreas de Bruges. Fin juin 1989, je me suis vue remettre mon diplôme de professeur de français, histoire-géographie.

Prof de français

Au fond, 't Pandreitje. L'entrée de l'ancienne prison pour hommes dans le centre de Bruges. Photo du Net.
La prison à Sint-Andries. Photo aérienne du Net.

 En décembre 1989, grâce à Chris Saelens, aumonier à la prison des hommes de Bruges, j'ai pu commencer à donner des cours de français à la prison des hommes dans le centre de la ville. Plus tard nous avons pris possession des bâtiments construits le long de la route expres vers Zeebrugge, où les hommes et les femmes avaient une prison et il y avait aussi une section pour les cas de psychiatrie. Chris était (est encore) un ami. Il avait bénit notre union en l'église de Sint-Anna, avec Piet Breyne, un autre prêtre ami (le frère de Paul, qui fut un temps gouverneur de la province de Flandre Occidentale) Bien plus tard, ce serait aussi Chris qui bâptiserait notre fille Anaïs.